A mi-voix à midi tu m'as dit : Mon ami, mon divan diurne, ne t'en va pas au vent divin, lit moi un dits, chante moi un mi et dans mon lit joue au rami, mais je t'en prie, ne t'en va pas au vent divin,
c'est vain
sans vie
sans prix
et ma vue diminue, à midi je vois minuit, et des tas d'i viennent m'assaillir et me dire que tes sourire sont des souris, ta radiance un radis, ta mélodie une maladie
et le pire de de dédit, de mépris, que les récifs où se blottir sont des récits où se mentir
Je suis sans ami, sans divan, sans habits, sans aimants, sans prairie, sans diamant, sans envies, sans Léman, et surtout sans ti
dans le vent divin
ceci dit, pour tout merci
Tout ça je ne l'ai jamais entendu, ni jamais lu, je n'ai pas retrouvé de mots, de lettres d'adieux, seulement son corps dans la rivière avec des cailloux dans les oreilles. Je n'ai pas été là. J'était parti à tati pour du riz.