Il fait très chaud, mais ça ne semble n'incommoder personne d'autre que moi, qui, là depuis deux minutes, commence déjà a suffoquer. A coté, une fille remarque ma gêne, me jette un regard, lequel provoque aussitôt une vive rougeur sur mes joues, que mes cheveux longs, appelés en renfort, ne parviennent pas à dissimuler complètement. Mes mains, inactives sur la table, se rappellent à mon souvenir, et ne se laissent pas oublier ; le contact des coutures de mes chaussettes m'est d'un coup insupportable ; mon cul et mon dos semblent ne plus vouloir s'accommoder de ma chaise ; l'interstice entre mes ongles et les bouts de mes doigt, la béatitude de ma bouche, accaparent soudainement toute mon attention et ne semble plus vouloir la lâcher.
Il me semble que tout le monde me regarde maintenant, sans doute ont-ils été attirés par la flaque de mal être que mon corps à rapidement exsudé pour m'éloigner de toutes ces sensations désagréables, mais qui est déjà répandu à mes pieds, inutile à présent que rien ne m'est plus supportable. Et déjà une question s'impose : cette sensation va t-elle jamais me quitter ? Peut être qu'en rentrant ça ira mieux...
Et dans le doute, n'allons pas en cours demain.